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 la vie des insectes

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MessageSujet: la vie des insectes   Dim 21 Mar - 8:36

parlons de la vie de tous ces insectes....


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MessageSujet: Re: la vie des insectes   Jeu 25 Mar - 12:59

Les insectes vivent partout dans la nature: ils volent, courent, sautent ou nagent .

Ils constituent le groupe le plus important du règne animal; on estime qu'ils comptent plus d'un million d'espèces.





Qu'est-ce qu'un insecte?
Découvrons la fourmi,

la libellule, le papillon.
Démons ou merveilles ?




1. Qu ' est -ce qu ' un insecte ?

C ' est un invertébré. On peut observer les trois parties du corps: - la tête
- le thorax

- l ' abdomen

Un insecte a toujours six pattes à l'état d'adulte. Il a le plus souvent des ailes et des antennes. En général, il pond des oeufs.

Remarques: ( L'araignée n'est pas un insecte , c'est un arachnide car elle a 8 pattes ; le crabe en a 10 ).

Les insectes utilisent leurs antennes pour sentir et goûter. Certains s'en servent pour "toucher" les objets.

L' abeille goûte sa nourriture avec ses pattes et la sauterelle "entend" avec ses deux pattes avant .

Il existe des insectes nocturnes. Ils profitent de la nuit pour se nourrir , chasser et chercher un partenaire, car leurs ennemis dorment. ( Leur pire ennemi est l' oiseau.)













2. Quelques insectes



La fourmi:



Elle vit dans une maison qui s' appelle la fourmilière.
Les fourmis ont une reine qui vit vingt ans. Elle pond tous les oeufs.

Les ouvrières, elles, vivent deux ans.

Chaque nid abrite des centaines de fourmis.

L'alimentation des fourmis est très variée suivant les espèces.

-Certaines sont carnivores et capturent des insectes ( de petites chenilles), des araignées... et elle les transportent dans leur fourmilière. Une grande fourmilière mange dix mille insectes par jour.

-D'autres se nourrissent de graines, de fruits et de feuilles.

-Les fourmis des prés raffolent du jus sucré des pucerons.

Les ennemis des fourmis sont la coccinelle ou les mites.





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La libellule:

C ' est un insecte des mares remarquable par la forme étroite et longue des ailes et du corps .
Le vol:Les libellules peuvent voler très longtemps grâce à la présence du sacs aériens répartis sur tout le corps . L'air contenu dans ces sacs s'échauffe sous l'ardeur du soleil et leur permet de s'élever .

Il arrive parfois que certaines libellules volent presque sans interruption du matin au soir et elles ne se reposent que la nuit.

La vision:La libellule est dotée de deux énormes yeux à facettes; on en compte jusqu'à trente mille par oeil.

Régime alimentaire:Elles sont très carnassières et détruisent de nombreux autres insectes.











Le papillon:



Les papillons mangent le nectar des fleurs et ils ont une longue langue qu' ils déroulent pour manger.
Leurs longues antennes leur permettent de reconnaître les odeurs. Quand ils mangent , ils battent des ailes .

Différentes rangées d'écailles font de très jolis motifs sur ses ailes. Après l'accouplement, la femelle dépose les oeufs sur une tige à l'abri du vent, de la pluie et des rayons ardents du soleil.












3. Le rôle des insectes, démons ou merveilles?



De nombreux insectes attaquent directement l' homme ou les animaux : les poux, les puces, les moustiques , les mouches piquantes qui peuvent transmettre des maladies graves ( peste, maladie du sommeil.)

D' autres ravagent les cultures, les jardins , les forêts...






A l' inverse, beaucoup d' insectes jouent un rôle important dans l' équilibre de la nature, des chaînes alimentaires et dans le développement des végétaux.






- Ils décomposent les matières organiques: excréments, animaux et végétaux morts (la mouche, le scarabée...).








-Ils participent à la fécondation des plantes (abeilles).


-Ils se nourrissent d'insectes nuisibles à l'homme (la coccinelle mange les puçerons).









-Ils produisent du miel, de la soie, ... utiles à l'homme (abeille, ver à soie).
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MessageSujet: les papillons   Jeu 25 Mar - 13:12

Les Papillons



On divise l' ordre des papillons ou lépidoptères en quatre sous-ordres : Les Macrolépidoptères (papillons de jour et grands papillons de nuit) et les Microlépidoptères (petits papillons nocturnes) OU encore les papillons diurnes (Rhopalocères) et les papillons nocturnes (Hétérocères).Au total,on estime le nombre d' espècesà 150000 dans la monde dont 4750 vivent en France.



Cycle vital .

On verra à travers une petite explication les 3 stades essentiels pendant la vie du papillon: l' oeuf-la chenille-la chrysalide.

L' oeuf
Après la fécondation, la femelle pond ses oeufs dans un endroit approprié.Le nombre d' oeufs peut varier entre 25 et 10000 unités.La taille est généralement comprises entre 0,5 mm et 3 mm.Les oeufs sont de formes globulaires, parfois aplaties à une extrémité, allongés ou étirés, en tonnelets,hérissés d' arêtes ou ovoïdes.Certains oeufs sont pondus un par un, d' autres espèces pondent une ou plusieurs couches ou les arrangent en ligne ou en tas.La femelle peut se contenter de les coller à leur support mais chez certaines espèces, ils sont recouverts d' une couche de poils qui les rendent pratiquement invisibles.

Les oeufs des papillons sont diversement colorés et leur teinte est souvent en rapport avec le support sur lequel ils se trouvent.La durée d' incubation est très variable : elle dépend non seulement de l' espèce considérée, mais aussi de la température et de l' humidité atmosphérique.Chez certaines espèces de papillons tropicaux, l' éclosion a lieu dès le 3ème jour après la ponte, alors que dans les régions plus froides les oeufs doivent passer l' hiver avant d' arriverà maturité. Cliquez ici pour aller sur la page consacrée à l' oeuf.



La Chenille

Le second stade de la vie des papillons est le stade larvaire.La larve du papillon, la chenille(eruca), présente un corps à peu près cylindrique, protégé par une cuticule molle et souple.La surface du corps est couverte de poils plus ou moins dense : même les chenilles dites glabres portent quelques poils peu apparents.Ces poils ont une importance pour la détermination de certaines espèces.

La disposition des organes internes de la chenille correspond plus ou moins à celle du papillon adulte. A l' avant du corps se trouvent de gigantesques glandes qui produisent une substance liquide qui se solidifie instantanément au contact de l' air pour donner une fibre souple et très résistante, la soie.Les chenilles ne peuvent pas se passer de la soie : avant chaque mue, elles s' en servent pour s' attacherà un support solide, pour se confectionner un abri en feuilles roulées, mais aussi pour se laisser descendre d' un arbre, pour filer le cocon dans lequel elles s' abriteront lors de la nymphose.

Au cours de sa croissance, la chenille effectue un certain nombre de mues au cours desquelles son aspect extérieur et sa couleur varient souvent.Le nombre de mues est variable : quatre, cinq, ou plus. C'est avec ses mues que notre chenille grandit. A la fin de son existence , la chenille cesse de s' alimenter, se fixe à un support ou se cache sous terre.Dans d' autres cas, elle peut également s' abriter dans un cocon, puis se débarrasser de sa cuticule après une période de repos pour se transformer en chrysalide.Cliquez ici pour aller sur la page consacrée à la chenille.



La Chrysalide

Est l' enveloppe au cours de laquelle s' effectue l' ultime transformation. Appeléeégalement nymphe.Dans cet état, le papillon ne prend aucune nourriture, n' effectue plus de mues, mais se maintient dans un état tranquille. Seules des nymphes de quelques espèces réagissent lorsqu' on les touchent par des mouvements abdominaux.

Lors de l' éclosion, le papillon commence par percer la fine enveloppe qui recouvre sa tête ; il aspire ensuite par son orifice buccal (sa bouche) de l' air pour remplir une partie de son tube digestif.En même temps il extrait progressivement de leur enveloppe les pattes, les antennes et la trompe.Puis il prend appui sur ses pattes pour tirer à leur tour les ailes de leur coquille.

Il est maintenant presque prêt à s' envoler mais il doit encore extraire un liquide peu épais, opaque, sans odeur particulière souvent de couleur rouge ou jaune-orangé (méconium).Ce n' est qu' après avoir libéré ce liquide et laisser sécher ses ailes que le papillon peu prendre son envol dans l' espace aérien.Cliquez ici pour aller sur la page consacrée à la chrysalide.



La nourriture des papillons.

La plupart des papillons adultes se nourrissent de nectar de fleurs.

Les diurnes se posent habituellement directement sur la fleur ou se suspendent comme les colibris(Les sphinx en particulier) pour se nourrir de nectar.

Certaines espèces nocturnes présentent un appareil buccal très simple au point de ne pouvoir prendre ni boisson ni nourriture au cours de leur courte vie.

Mais la nourriture des papillons ne se compose pas que de nectar. Certains apprécient la sève coulant des arbres blessés dont ils se régalent.D'autres préféreront les excréments de grands mammifères, les cadavres en décomposition ou sur les végétaux pourrissants.(surtout les Nymphalidés,)

Les papillons ont également besoin d' eau pure.Ils affectionnent les lieux humides,boueux où on peut les voir se désaltérer.Les papillons migrateurs comme certains Sphingidés, aime particulièrement bien une goutte d' eau après leur épuisant voyage.
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MessageSujet: Re: la vie des insectes   Jeu 25 Mar - 13:16

Anatomie du papillon.



La tête Le thorax L' abdomen



Cette page contient assez bien de terme technique et peut-être difficile à comprendre.C'est pourquoi j' ai essayé d' illustrer les explications le plus possible.



Le corps d' un papillon se compose de trois parties : la tête, le thorax, qui porte les ailes et les pattes, et l' abdomen.

Voir ici



La Tête

La tête, massive, est généralement plus large que longue.De chaque côté se trouvent les deux yeux composée, de forme globuleuse .Constitués de centaines de cellules visuelles hexagonales, ils donnent à l' insecte un champ de vision extrêmement étendu.Chez la plupart des espèces, des yeux simples, ou ocelles, plus petits, sont au-dessus des premiers.

A l' extrémité de la tête se dressent les antennes, légèrement écartées l' une de l'autre.Chez les papillons de jour, elles se terminent par un renflement en forme de massue.Ce renflement est à l' origine du mot Rhopalocère( du grec rhopalon, massue, et keras, corne ) qui désigne les papillons diurnes.Les papillons de nuit, ou hétérocères ( du grec hetero, différent ), ont des antennes de formes très variées : minces, plumeuses, épaisses, filiformes, etc...Elles portent de nombreux poils sensoriels extrêmement fins, véritables organes olfactifs, tactiles, et peut-être aussi auditifs. Quelques exemples d' antennes en images

Les palpes, situés au-dessous de la tête, sont les organes du goût et de l'odorat.Ils permettent au papillon de trouver sa nourriture et d' identifier la plante sur laquelle il déposera ses oeufs.

La bouche a la forme d' un long tube fin : la trompe, qui s' enroule au repos en spirale tel un ressort de montre .Formée par l' assemblage de deux maxilles, elle contient des nerfs, une trachée et des muscles. Juste au-dessus de la trompe se trouve une cavité munie d' une valve, où passe le nectar aspiré par le papillon, avant d' atteindre l' oesophage.

Schéma simplifié de la tête du papillon



Le thorax

Une coupe verticale du thorax met en évidence une forme ovale, légèrement aplatie au sommet.Il comprend trois parties appelées, d' avant en arrière, prothorax, mésothorax et métathorax.Chaque segment du thorax est pourvu d' une paire de pattes.

Le mésothorax, segment central, porte les ailes antérieures, et le métathorax les ailes postérieures.Un grand nombre de muscles permettent au thorax de mouvoir ses dix membres ( six pattes et quatre ailes ).

Sur le prothorax se trouvent une paire de stigmates et un organe auditif. Les lépidoptères, comme certains mammifères, chiens et chats en particulier, perçoivent une gamme de sons extrêmement étendue, et notamment les ultrasons, dont les fréquences ne peuvent être captées par l' oreille humaine.

Les pattes

Les pattes sont formées de cinq éléments : coxa ( hanche ) , trochanter, fémur, tibia et tarse. Le tarse, qui correspond au pieds et aux orteils de l' homme, comprend cinq parties ; la dernière porte à son extrémité une paire de griffes recourbées et, sur la face inférieure, des organes sensoriels, les coussinets, ou pulvilles.

Schéma des pattes

D' une manière générale, la première paire de pattes offre des dimensions moindres que les deux suivantes ; aussi le papillon ne l' utilise-t-il pas pour se mouvoir, mais pour faire la toilette de ses yeux, de ses antennes et de sa trompe.Les femelles possèdent souvent, sur les pattes antérieures ou postérieures, plusieurs organes odoriférants qui signalent leur présence aux mâles à plusieurs kilomètres à la ronde.

Les ailes

Les ailes, au nombre de quatre, sont formées d' un réseau de nervures rigides et chitineuses que tend une membrane couverte d'écailles.Les nervures, ou vaisseaux de l' aile, permettent la double circulation de l' air ( trachées ) et du sang ( lacunes sanguines ). Mais ces vaisseaux ne sont irrigués qu' au début de la vie de l' insecte parfait : à l' extrémité des ailes, ils se durciront bientôt, rendant toute circulation impossible.

L' aile comprend plusieurs parties.Par la base, elle s' articule au thorax.La surface centrale est le disque.On distingues sur le bord antérieur, l' espace costal, sur le bord externe, l' espace terminal, et sur le bord interne, l' espace dorsal ou anal. L' angle qui unit le bord costal au bord externe se nomme l'apex. L' espace dorsal de l' aile antérieure fait face à l' espace costal de l' aile postérieure. La cellule est la surface triangulaire allongée, dépourvue de nervures, de la base au milieu de l' aile.

Schéma des ailes

Connaissant tous ces termes, il devient possible de décrire une aile de papillon .Rappelons que les écailles qui recouvrent les ailes de la plupart des Lépidoptères sont un trait caractéristique de l' ordre, qui en a d' ailleurs tiré son nom ( du grec lepis, écaille, et pteron, aile ).

Leur disposition reproduit un dessin particulier à chaque espèce.Chez les papillons primitifs, les écailles sont dispersées sur toute la surface de l'aile.Chez les espèces plus évoluées, elles couvrent la totalité de l' aile et sont régulièrement imbriquées. Chaqueécaille comporte une partie plate, l' écaille elle-même, et un pédoncule qui la fixe en s' implantant dans la membrane de l' aile.

Les écailles ont des formes et des dimensions très diverses, parfois même leurs formes varient sur une même aile.Sur toute sa longueur, l' écaille est parcourue de nombreuses côtes reliées entre elles part de fines stries. Les côtes donnent à l' écaille sa rigidité, de même que, en métallurgie, l' ondulation d' une tôle assure une résistance supérieure. Chez le morpho , par exemple, on dénombre plus de 10 000 stries par centimètre.

Exemples d' écailles



L' abdomen

La dernière partie du corps du papillon, l' abdomen, a une forme mince, allongée, généralement lisse.Il se compose de dix segments : les huits premiers comportent chacun une pièce dorsale et une pièce ventrale, réunies par une membrane où se trouvent les ouvertures respiratoires, ou stigmates.

Les deux derniers segments, difficilesà identifier, renferment l' appareil reproducteur.L'abdomen abrite également les organes essentiels de l' insecte : systèmes digestif, nerveux et circulatoire.Le coeur, situé dans la région dorsale de l' abdomen, assure la circulation.Mais, alors que la plupart des organes sensoriels sont situés dans la tête, et que ceux de la locomotion se trouvent dans le thorax, l' abdomen contient surtout le système reproducteur.

Disposition schématique des principaux systèmes
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MessageSujet: Re: la vie des insectes   Jeu 25 Mar - 13:17

L' oeuf



La vie d' un papillon ne peut mieux débuter que par sa première aventure : l' oeuf.

Si les oeufs des lépidoptères présentent des formes et des couleurs fort diverse, leur taille, en revanche, ne dépasse jamais la grosseur d' une tête d' épingle.

Les formes varient à l' infini : sphérique, elliptique, cylindrique discale ou encore en forme de poire, de pomme, de citron...La coquille, toujours résistante, peut être lisse, mais elle porte souvent des ornements variés, de fines crêtes, transversales ou longitudinales, des lignes en relief, des pointes aiguës, des bosses, ou de petites fossettes.

Les couleurs des oeufs offrent moins de variétés que leurs formes : verts ou blancs verdâtres pour la plupart, quelques-uns présentent une coloration plus foncée : brun, bleu, rouge ou jaune. Parfois, les oeufs sont décorés de dessins de différentes couleurs.

Les papillons déposent généralement leurs oeufs sur la plante qui conviendra le mieux à l' alimentation de leurs chenilles.Ils se nourrissent rarement de plusieurs espèces végétales.Les "feuilles-berceaux" doivent répondre à certaines conditions, en particulier n' être ni trop âgées ni trop jeunes.Pour les trouver, la future maman doit donc se livrer à de longues recherches. Presque toujours, elle fixe ses oeufs à la plante choisie, à l' aide d' une sorte de glu. Cependant, certains papillons, comme le Tabac d'espagne , dispersent leurs oeufs au hasard de leur vol.

Avec de la chance, vous n' aurez pas trop de difficultés à observer la ponte d' un papillon, et ce sera pour vous le meilleur moyen d' obtenir les oeufs de l' espèce que vous désirez élever. Ainsi vous serez certain de ne pas commettre d' erreur et d' identifier sûrement la plante dont la chenille aura besoin pour se nourrir.

Guettons une femelle qui s' apprêteà déposer ses oeufs : elle ne prête plus aucune attention aux fleurs qui l' entourent, ni aux autres papillons de son espèce.Elle est tout absorbée par la recherche de l' endroit le plus favorable. Certaines espèces pondent sur les feuilles mortes, d' autres sur les écorces, sur les fleurs ou même sur les fruits.

Les oeufs sont généralement pondus isolément, mais certains papillons, comme la piéride du chou , déposent entre-autre, leurs minuscules oeufs coniques, d' un jaune vif, par colonies d' une douzaine environ, sur les feuilles de chou. Quelques-uns les empilent par paquets de trois à sept, comme la carte géographique .Le Bombyx à livrée et le Morio disposent les leurs en une sorte de bande qui fait le tour d' un rameau. La femelle du "Cul doré", protège ses oeufs en les recouvrant des poils qu 'elle portait étant chenille, et qu 'elle a ramassés à sa sortie de la chrysalide et précieusement conservés sous son abdomen ; prenez garde à ces poils urticants qui peuvent causer une désagréable irritation de la peau.Chez certaines espèces de la famille des Adélidés, les femelles possèdent à l' extrémité de l' abdomen, une puissante tarière qu' elles enfoncent, lors de la ponte à l' intérieur des tissus végétaux où elles déposent leurs oeufs.

Les oeufs éclosent après un temps plus ou moins long.Si l' espèce produit plusieurs générations dans l' année, l' éclosion a lieu au bout de deux ou trois jours : en ce cas, à peine l' oeuf est-il pondu que la chenille commence à s'agiter.Lorsqu'il n'y a qu 'une génération par an, l' éclosion se produit après un temps beaucoup plus long qui, dans certains cas, dure tout l' hiver.

Prête à éclore, la larve découpe avec ses mandibules un trou sur le sommet ou sur le côté de l' oeuf, mais souvent, ce dernier comporte un couvercle que la chenille soulèvera aisément, tandis que le reste de l' oeuf demeurera accroché à son support végétal.

L' aventure de la chenille peut alors commencer.



Cliquez sur la photo pour suivre l' aventure de la chenille..
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MessageSujet: Re: la vie des insectes   Jeu 25 Mar - 13:19

La chenille



Son corps Ses moyens de défense Chenilles aquatiques Comment grandit-elle? Un fil de soie Sa nourriture





Se nourrir, telle est l' activité essentielle de la chenille.A tel point même que, dès sa sortie de l' oeuf la jeune larve dévore souvent l' enveloppe qu 'elle vient de quitter.Sans cesse elle doit manger afin d' accumuler les réserves qui lui permettront de se transformer en papillon. Papillon qui continuera à vivre sur ces réserves.Car certains papillons se nourrissent fort peu, voir pas du tout.Dans ce cas l' avenir de ces espèces dépend des réserves alimentaires accumulées par la chenille

Sans perdre de temps et armée de fortes mandibules, la larve digère aussi vite qu 'elle dévore.A ce régime elle grandit rapidement.

Exemple : des expériences au japon ont montré qu' un millier de vers à soie mangent environ 14 kg de feuilles de mûrier pendant leurs 28 jours d' existence.



Le corps de la chenille.

Les chenilles ont généralement un long corps cylindrique, renflé en son milieu, plus étroit à l' extrémité postérieure et aplati sur la face ventrale. Certaines familles de lépidoptères ont des larves courtes, de forme ovoïde (en forme d' oeuf).Le corps, divisé en 13 segments, porte parfois des tubercules et des touffes de poils ; certaines chenilles sont même entièrement recouvertes de poils, d' autres n' en n' ont pas du tout. Elles sont dites chenilles "glabres".

La tête, de grosseur et de forme variable, est toujours proéminente.Une matière dure, la chitine (substance organique dure, constituant principal de la cuticule des coléoptères), recouvre le corps de la chenille ainsi que du papillon et constitue une sorte de squelette externe.Tous les insectes, en effet, font partie des Invertébrés, c' est-à-dire qu 'ils sont dépourvus de colonne vertébrale et d' os.

Au bas de la tête se trouve l' appareil buccal, essentiellement constitué de puissantes mandibules destinées à broyer la nourriture.La lèvre inférieure comporte une saillie, la filière, par laquelle sort la soie. Juste au-dessus des mandibules se trouvent les yeux, au nombre de six, et disposés en arc de cercle.On les nomme ocelles.Ces "yeux simples", comme leur nom l' indique, présentent moins de complexité que les yeux "composés" de l'adulte.Shéma simplifié de la tête d' une chenille


Les segments du corps, recouverts d' une peau souple souvent ornée de tubercules et de soies de multiples couleurs, sont au nombre de treize : trois segments qui correspondent, chez l' adulte, au thorax, et dix segments abdominaux.Sur chaque côté du premier segment thoracique et des sept premiers segments abdominaux s' ouvrent les stigmates (orifices des organes de la respiration).Les segments thoraciques portent les pattes dites "écailleuses" ou vraies pattes, tandis que les troisième, quatrième, cinquième, sixième et dernier segments abdominaux portent généralement de fausses pattes dites " membraneuses" et "annales" pour celles du dernier segment. Cette curieuse distribution des pattes, vraies ou fausses, provoque, chez les chenilles des Géométridés , cette démarche en cerceau que vous avez peut-être eu l' occasion d' observer.





Démunies de fausses pattes, à l' exception des pattes annales, elles se déplacent en ramenant la partie postérieure du corps près de la partie antérieure : d' où cette silhouette d' une grande boucle prête à se détendre.Ces chenilles sont également appelées arpenteuses comme un géomètre qui arpente , qui mesure une distance sur un terrain .

La chenille est donc un animal bien étrange : douze yeux, seize pattes et "des narines"sur tout le corps.De plus, sous la lèvre, elle possède une glande qui peut filer des mètres de soie en un instant. Comme cette végétarienne doit, en quelques semaines, multiplier son poids par 3000, on conçoit qu 'elle devienne, pendant ce laps de temps, l' un des plus terribles ravageurs de nos cultures.



Les moyens de défense des chenilles.

La plupart des chenilles se nourrissent de végétaux, elles ont généralement des coloris verts ou verdâtres. Certaines, cependant, sont brunes, ce qui leur permet d' imiter la couleur et même l' aspect des rameaux sur lesquels elles vivent.Pour échapper à leurs ennemis, les chenilles des Géométridés imitent parfaitement une brindille en se cramponnant par leurs pattes annalesà une branche, le corps raide et immobile.La chenille du phalène du sureau , se donne exactement l' apparence d' un rameau de cet arbre. Certaines chenilles sont des reines de beauté par leurs couleurs éclatantes et par les dessins extraordinaires qui mettent en valeur les somptueuses fourrures dont elles sont revêtues.Mais la chair des plus belles à généralement un goût désagréable.Sans doute ces magnifiques et voyantes couleurs détournent-elles les oiseaux de ces proies tenantes, comme si un panneau invisible portait la mention : "Attention! Poison!"

D' autres chenilles sont protégées par des poils urticants qui répandent une substance toxique irritante pour l' appareil digestif des oiseaux.Ceux-ci les connaissent et s' en méfient.Ces poils peuvent aussi nous causer des démangeaisons pénibles lorsqu' on les touchent

Les chenilles des Lasiocampidés et des Papilionidés dégagent, lorsqu' elles sont attaquées, une odeur nauséabonde ; en effet, des organes appelés osmeterium, situés dans le premier segment, derrière la tête, sécrètent un liquide défensif.La chenille de Papilio troilus d' Amérique du Nord, produit également un liquide désagréable à l' odorat, mais en même temps, elle découvre deux taches placées sur son thorax qui imitent des yeux avec un réalisme remarquable.

La chenille de l' écureuil , de couleur voyante, brune, noire et verte , est, elle aussi, fort habile dans l' art d' effrayer ses ennemis.En cas d' alerte, elle rejette la tête en arrière, de façon à dissimuler les trois premiers segments de son corps, puis elle relève ses segments postérieurs et agite ses fausses pattes, se donnant ainsi l' allure déroutante d' uneécrevisse.

Les chenilles de certains Lycénidés et Piéridés sécrètent une substance miellée dont les fourmis sont particulièrement friandes.Les larves en profitent pour se nourrir de ces dernières, telle la chenille de l'Arion . Un autre moyen de défense utilisé par les chenilles consiste, à la moindre menace, à se laisser tomber de la plante où elles vivent tout en restant suspendues par un fil de soie qu' elles sécrètent instantanément.Le danger passé, la chenille peut remonter aisément sur se plante nourricière.



Certaines chenilles sont adaptées à la vie aquatique.

Les larves de certains lépidoptères ont réussi à s' adapterà la vie aquatique : ces chenilles se développent sur des plantes qui poussent dans l'eau.La plus grande difficulté consistait à respirer sous l' eau, mais ces chenilles ont résolu le problème de trois manières différentes :

Certaines espèces utilisent l' oxygène contenu dans les tissus des plantes aquatiques.
D' autres ont fini par acquérir des branchies et sont devenues, tout comme les poissons, capables d' extraire l' oxygène de l' eau.
Enfin, quelques espèces parviennent à s' enfermer dans une petite bulle d' air qu' elles fixent à une feuille.L'air devant être renouvelé, l' insecte remonte périodiquement à la surface de l' eau ; mais il arrive que l' oxygène contenu dans l' eau réussisse à pénétrer dans cette poche d' air, et que le gaz carbonique dégagé par le corps de l' insecte puisse s' enéchapper.
Les chenilles d' Nymphula nymphaeata de la famille des pyralidés, vivent sous les feuilles de nénuphars où elles commettent parfois d' importants ravages.Pour respirer, elles se construisent un abri en repliant un fragment de feuille qu' elles entourent d' un fil de soie.La chenille, enfermée dans une bulle d' air, profite ainsi de l' activité cellulaire de la feuille, qui fabrique de l' oxygène et absorbe le gaz carbonique dégagé par l' insecte : dans cette association, il y a un échange réciproque.On parle ici de symbiose.



Comment grandit une chenille.

Nous avant vu précédemment que les insectes, animaux invertébrés, ne possèdent ni os ni colonne vertébrale : leurs organes sont maintenus dans une enveloppe chitineuse, relativement rigide.Lorqu'ils grandissent, ils doivent donc changer périodiquement de "tenue" (la mue).L' animal abandonne la vieille enveloppe sous laquelle se trouve une peau de plus grande taille qui durcira peu à peu.La mue se produit généralement de quatre à cinq fois.

Après son éclosion, la jeune larve grandit pendant quelques jours, puis son enveloppe devient trop étroite.Par un fil de soie elle se fixe alors à un support quelconque et y reste ainsi quelques temps.Un jour, la peau se fend, de la tête à l' extrémité postérieure du corps, et la larve sort progressivement de son ancienne gaine. Après s' être ainsi dévêtue, elle laisse derrière elle une enveloppe parfaitement reconnaissable.De nouveaux poils remplaceront les anciens.Dans la famille des Psychidés , les femelles aptères (dépourvues d' ailes), ne quittent jamais l' enveloppe de la chrysalide. Leurs chenilles se construisent un fourreau de soie mêlée de brindilles et de feuilles (leur nourriture), d' où elles ne sortent jamais.









La chenille secrète un fil de soie.

Une chenille sécrète presque continuellement un fil de soie.Le liquide sort par deux conduits qui se rejoignent dans la filière d' où il est expulsé. Derrière la filière se trouvent deux glandes qui sécrètent une matière gluante destinée à coller les deux fils au fur et à mesure de leur expulsion ; cette substance, extrêmement résistante, se solidifie rapidement à l'air.Nous avons déjà vu que les chenilles échappent souvent à leurs ennemis en se laissant tomber d' une feuille grâce à un fil de soie sécrété instantanément. Elles peuvent également se déplacer sur des surfaces glissantes : en se balançant la tête pendant que se déploie le fil, la chenille tisse une sorte d' échelle qui lui permet de continuer sa progression.

Les glandes de certaines chenilles sécrètent des liquides défensifs, tel que l' acide formique (même acide que celui des fourmis), qui peuvent également jouer un rôle dans la production de la soie.Cet acide rend la soie adhésive, ce qui permet à la larve d' édifier des constructions et des nids beaucoup plus solides.D'autres chenilles, celles des processionnaires du pin par exemple, qui vivent en société, laissent sur leur passage un sillage de fils de soie qui les guide vers leur nid, au retour de leur expédition en file indienne.







La nourriture des chenilles.

Se nourrir, étant l' activité principale de la chenille, attardons nous sur ce phénomène.Cet insecte dévore en effet d' incroyables quantités de nourriture.La plupart des chenilles se nourrissent de végétaux, surtout de plantes à fleurs, mais certaines s' attaquent aux mousses, aux fougères et même aux champignons. Quelques rares espèces, carnivores, vivent aux dépens d' autres insectes.Si les chenilles se nourrissent généralement de plantes vivantes, il existe cependant des espèces qui consomment des matières animales ou végétales en décomposition.Ces dernières appartiennent pour la plupart à la famille des Teignes .

Certaines espèces ne se nourrissent que d' une seule espèce végétale.La larve du Sylvain azuré ( papillon - chenille) , par exemple, n' apprécie que le chèvrefeuille. Celle du Monarque Américain ( chenille - papillon ), au contraire, mange indifféremment des plantes d' espèces voisines, mais ce sont toujours des herbes à sève laiteuse.La chenille du Disparate, vit à la fois sur les arbres des vergers et des forêts. Celle des noctuelles s' attaqueà presque toutes les plantes des jardins.Les chenilles savent donc reconnaître sans erreur la plante qui leur convient.

Ce sont sans doute les huiles essentielles des plantes qui déterminent le choix des insectes. CertainsPapilionidae , qui se nourrissent de rue (rutaceae) , vivent aussi sur les ombellifères (carotte ou fenouil), qui possèdent des huiles identiques, mais n' ont aucune parenté avec la rue.Les chenilles des Pieridae se comportent pareillement et dévorent n' importe quel végétal si on imprègne sa nourriture d' huile de moutarde.

Les chenilles épargnent bien peu de végétaux. Certaines même ne craignent pas de s' attaquer aux plantes vénéneuses.La chenille du Cul-noir , ou Nonne, vit sur l' if vénéneux, tandis que la grosse chenille du Sphinx tête de mort apprécie particulièrement la Belladone ; d' autres encore vivent sur le Sumac vénéneux.

Parfois, le végétal réagit à la présence d' une larve en formant une excroissance appelée gale .Ainsi, sur la verge d' or , on peut apercevoir des galles, de forme ovale, provoquées par la chenille d' un papillon qui porte le nom compliqué de Gnorimoschema gallaesolidaginis.Ce nom original recouvre une histoire fort curieuse.Les oeufs de ce papillon éclosent au printemps. Aussitôt les larves commencent à creuser la tige. Celle-ci gonfle et il se forme, à l' intérieur, des galles dans lesquelles les chenilles vivront en se nourrissant des tissus végétaux.Au moment de se transformer en chrysalide, la chenille perce une petite ouverture par laquelle pourra sortir le papillon, puis elle rebouche ce trou si parfaitement qu' il est impossible de l' ouvrir de l'extérieur.Ainsi protégée, elle peut alors se métamorphoser dans la gale dont elle a évidé tout l' intérieur pour se nourrir.Au moment de son éclosion, il suffira à l' adulte de repousser le bouchon pour sortir de son abri.

Tout cela pour vous dire que cette histoire illustre le degré de perfection que peut atteindre l' instinct de conservation de l' espèce chez les insectes.La chenille, qui n' est jamais sortie de la gale, n' en prépare pas moins la fenêtre par laquelle s' envolera le papillon!

La croissance de la chenille achevée, le moment est arrivé pour elle de subir une nouvelle transformation, la nymphose.Dans la vie des lépidoptères, cette aventure précède la naissance du papillon.
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MessageSujet: photos de papillons   Jeu 25 Mar - 13:28












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MessageSujet: LES ABEILLES   Jeu 25 Mar - 13:36





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MessageSujet: Re: la vie des insectes   Jeu 25 Mar - 13:37

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MessageSujet: Re: la vie des insectes   Jeu 25 Mar - 13:39

LES ABEILLes

Généralités:

L' abeille est un insecte de l' ordre des hyménoptère, famille des apidaeb(ordre des insectes à deux paires d' ailes membraneuses, comprenant aussi les guêpes et les fourmis). Ce type d' insecte est social, sauvage et domestique. L' abeille est élevée pour le miel, le pollen, la gelée royale et la cire. Elle ne vit qu' en société.

Un essaim se compose de trois castes: la reine, les ouvrières et les faux-bourdons.

Tout randonneur, même occasionnel a eu l' occasion de passer ou de s' approcher d' une ruche. Il est ludique de s' arrêter à une distance d' une dizaine de mètres environ et d' examiner le va et vient des abeilles. A l' aide d' une paire de jumelles et en visant une fleur on se rend compte du travail incessant des abeilles. Sans relâche elles butinent et virevoltent dans la lumière du soleil. Leur but: ramener nectar, pollen, eau, propolis.


Pourquoi et quand une abeille pique-t-elle? Cliquer ici

Composition d'un essaim:

Un essaim est un groupe d' abeilles, composé d' une reine et de plusieurs dizaines de milliers d' ouvrières. A la belle saison, généralement en mai, un certain nombre d' abeilles abandonne la colonie surpeuplée en vue d' en fonder une nouvelle. Avant de partir, elles se gorgent de miel pour se nourrir ultérieurement.

La reine:
Mère de toutes les abeilles, elle assure la cohésion et la vie sociale de la colonie. Sa durée de vie est estimée à 3 - 4 ans. En saison printanière, par grande floraison, les ouvrières récoltent abondamment nectar et pollen, et incitent la ponte de la reine qui peut atteindre 1500 à 3000 oeufs par jour. Elle pond ses oeufs au fond des cellules appelées alvéoles. Pour que la reine puisse pondre, elle doit être fécondée par plusieurs faux-bourdons. Les spermatozoïdes des mâles sont collectés dans le réceptacle séminal de la reine, où ils sont emmagasinés à vie. On reconnaît facilement la reine de par sa taille plus grande et son corps plus fin que celui d' une ouvrière. Les apiculteurs leur appliquent un signe, une couleur selon un code à 5 couleurs pour les repérer facilement.

Quand la reine se sent vieille, elle "autorise la fabrication de cellules royales" et déclenche la fabrication d' une bouillie spéciale, la gelée royale, qui permettra la fabrication de reines. Puis elle part avec la moitié de la colonie. Elle va chercher un abri, par exemple dans le creux d'un arbre ou dans une vieille ruche ou derrière un volet, pour créer une autre colonie. Quand les nouvelles reines deviennent adultes elles vont se battre. Celle qui sortira vainqueur restera seule. Les autres seront emballées puis tuées par les ouvrières. A ce moment là, la reine vainqueur va sortir pour son unique voyage de noces. Les mâles ou faux-bourdons vont s' accoupler avec elle en plein vol, à env. 15 mètres du sol. Ils meurent immédiatement après. La nouvelle reine va ainsi remplir pour la vie une spermathèque (réserve de spermatozoïdes) et retourner dans la ruche pour passer le restant de ses jours à pondre.

Les ouvrières:
Les ouvrières s' occupent de leur souveraine: la lèchent, la nettoient et la nourrissent principalement de gelée royale.
Elles vivent environ 38 jours en été et 6 mois en hiver. Elles peuvent effectuer trois fonctions dans la colonie: magasinières, butineuses, gardiennes. Quatre ou cinq jours environ après son éclosion, l' ouvrière adulte effectue son premier vol. Ces vols augmentent progessivement en distance. Celle-ci passe ainsi au rang de butineuse.

Les magasinières:
Il naît tous les jours une génération d' ouvrières adultes. Elles commencent à travailler où se situent les larves. Ensuite elles peuvent soit effectuer la transformation du nectar en miel soit avoir un rôle de gardiennes. Le nectar leur est apporté par les butineuses au retour des champs.

Les butineuses:
Elles ramènent à l' essaim du nectar et du pollen issus des fleurs, ainsi que de la propolis. Composée de matière gommeuse recueillie des bourgeons avec de l'eau, la propolis est le ciment utilisé par les abeilles. Elle permet de boucher des trous, d'assembler des pièces... Le nectar est emmagasiné dans son jabot, alors que le pollen est accroché aux pattes postérieures via la corbeille.

Les gardiennes:
Elles sont chargées de la garde et de la défense de la colonie afin d' éviter le pillage par des guêpes, des fourmis, des abeilles d'autres colonies. En hiver ou pendant de forte miellée, aucune n' est présente. Elles acceptent les butineuses dans leur colonie qu' après les avoir reconnues grâce à leur odeur. Toutefois, certains essaims faibles ne peuvent pas résister aux pillages et périront pendant l' hiver.

Les faux-bourdons:
Il viennent d’œufs non fécondés. Leur rôle est de féconder la reine et de réchauffer l' essaim. Ils vivent environ 22 jours. Cependant lorsque la nourriture se fait rare, les abeilles les chassent et les tuent. Elles n'ont aucun mal, puisque ceux ci ne piquent pas.


Les genres proches:

Au sein de la famille des Apidae, se trouvent plusieurs genres, et notamment les bourdons, qu'il ne faut pas confondre avec les faux-bourdons, les mâles de l'abeille domestique.


Les bourdons:

Les bourdons sont différents des abeilles dans le sens qu' ils n' ont pas de nid permanent. En automne, la colonie de bourdons meurt. Seules les jeunes reines femelles hibernent dans le sol, chacune séparément. Au printemps, la reine commence à produire une nouvelle colonie. Elle pond une première série d'oeufs dont les larves émergent après 4-5 jours.

Les larves sont nourries par un mélange de nectar et de pollen, que la reine recueille elle-même dans les fleurs. Lorsque les premières ouvrières sont devenues adultes, la reine ne quitte plus son nid. Celles-ci commencent à butiner et veillent sur les oeufs. Après la production de l'ordre de 150 à 400 ouvrières, on assiste à la naissance de nouvelles reines et de faux-bourdons (mâles).

A partir de ce moment, les anciennes reines cessent de pondre et finissent par mourir. L'activité de la colonie décroît. Grâce à une jeune reine, un nouveau cycle peut ainsi débuter.

Reproduction des abeilles:

Après la fécondation de la reine par des faux-bourdons, la ponte peut commencer. Les oeufs mesurent 1,8 mm de longueur et 0,4 mm de diamètre. Ils sont parthénogénétiques, c'est à dire qu' ils peuvent se développer, qu' ils aient été ou non fécondés par un spermatozoïde.


Suivant la taille de l' alvéole: dans une grande cellule hexagonale, la reine dépose un oeuf sans que son réceptacle séminal laisse sortir de spermatozoïde. L'oeuf non fécondé donnera ainsi naissance à un faux-bourdon. Dans une petite cellule hexagonale, la reine pond un oeuf fécondé par un spermatozoïde libéré par la spermathèque. L'oeuf fécondé donne naissance à une abeille ou à une reine en fonction des soins et de la nourriture apportés aux larves.
Quand les abeilles ont décidé d' élever une reine, elles construisent une cellule royale à partir d'une alvéole contenant un oeuf d' abeille.

Huità dix jours après la ponte, les alvéoles sont operculées. Les jeunes abeilles naîtront dans les 21 jours après la ponte pour une abeille, 16 pour une reine et 24 pour un faux-bourdon.

L'abeille passe, au cours de sa vie, par cinq stades :l' oeuf, la larve, la nymphe, l' imago, l' abeille adulte (voir: lexique).


Les bienfaits du miel:

Le miel a un usage thérapeutique efficace :

Pour tuer les bactéries
Pour calmer les nerfs et faciliter l'endormissement
Pour cicatriser les plaies externes
Contre les inflammations de l'estomac et de l'intestin
Contre les maladies de bronches
Contre la diarrhée

La cure de pollen est recommandée en cas de :

Fatigue générale
Insuffisances des défenses immunitaires
Travail prolongé sur écran (pour fortifier le vue)
Anémie (carence en fer)
Troubles du sommeil
Troubles hépatiques (le pollen aide à éliminer les toxines du foie et réduit le cholestérol)
Diabète
Troubles intestinaux (diarrhée ou constipation)
Hypotension
Allergies
Rhumatismes
Troubles de la prostate
Nota : En cas de problèmes, le miel ou le pollen ne dispense pas de consulter son médecin !
Sources:


Dernière édition par Admin le Jeu 25 Mar - 14:03, édité 1 fois
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MessageSujet: LES FOURMIES   Jeu 25 Mar - 13:44



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MessageSujet: Re: la vie des insectes   Jeu 25 Mar - 13:50

les fourmies sont détestées par les humains. On les trouve partout, dans les champs de canne à sucre et dans les pelouses des jardins où elles piquent, dans les placards où elles envahissent la nourriture (ayant une préférence marquée pour le sucre et le pain) dans le bol du chien ou du chat et d'une manière générale là où l'on ne voudrait pas qu'elles soient !

Ce sont des Hyménoptères
Avec les abeilles et les guêpes, les fourmis font partie de la famille des Hyménoptères, c'est à dire des insectes dont les deux paires d'ailes sont membraneuses et fines (chez les fourmis, ce ne sont que les sexués, mâles et femelles, qui portent des ailes).

Elles vivent en société
La plupart des insectes ont des moeurs solitaires. Mais les fourmis, les termites, les abeilles et certaines espèces de guêpes vivent en société. Ces insectes, incapables de vivre seuls, forment de vastes cités structurées et hiérarchisées, où chaque individu a sa place et un rôle à jouer.

Les fourmis de La Réunion
Sur les 14 espèces qui habitent l’île, 6 vivent dans l’environnement humain.

La petite fourmi “l’éther”, dont l’odeur rappelle ce produit quand on l'écrase
La fourmi “grand galop” Camponotus maculatus en voie de disparition
La cruelle fourmi “rouge” Solenopsis geminata
La fourmi “noire” Monomorium pharaonis qui piquent aussi très fort
La petite fourmi "noire" Pheidole megacephala qui ne pique pas
La plupart sont des pestes entomologiques, à vastes répartitions géographiques. Seulement 2 espèces sont endémiques de La Réunion.


Liste des fourmis de La Réunion

Les cités des fourmis
Les fourmis ne construisent pas de cités élaborées comme les guêpes, les abeilles ou les termites. Selon les espèces, elles vivent dans le sol, sous un caillou, dans le bois mort ou dans les arbres.
Certaines fourmis arboricoles construisent leurs nids dans les arbres, en cousant les feuilles entre elles ou en élaborant une architecture faite de grains de sable, de salive et de déjections. D'autres, comme les célèbres fourmis “légionnaires” d’Afrique, n'ont pas de nid et se déplacent par centaines de milliers d'individus sur de vastes territoires, à la manière des nomades.
La fourmilière classique est constituée par un ensemble de cellules réunies entre elles par un réseau complexe de galeries qui peut être très important. Dans ces cellules, les fourmis déposent les oeufs, les larves et les nymphes.



Elles y stockent des graines, mais s’en servent aussi comme zones de repos et de ponte. Les cellules les plus éloignées font souvent office de dépôtoires et de cimetières.

Les habitants de la fourmilière
Une fourmilière peut abriter 100.000 à 500.000 individus, autant qu’une ville de province, ce qui est considérable. Elle est constituée par des individus bien différenciés tant au niveau physique qu’au niveau des comportements et des tâches à accomplir. On les sélectionne en castes :

-La reine
A la tête de la cité se trouve une reine fondatrice, nettement plus grosse que les autres fourmis. Son rôle se résume essentiellement à pondre des oeufs. Contrairement à ce qui se passe chez les abeilles, où la reine est unique, il est commun de dénombrer plusieurs reines dans des fourmilières adultes. On parle alors de fourmis polygines.



-Les ouvrières
Elles forment la majorité des habitants de la cité. Ce sont des femelles dont les organes reproducteurs sont atrophiés et, signe distinctif, elles n'ont pas d'ailes. Elles s’occupent de toutes les tâches que nécessite la vie de la fourmilière :

- Donner à manger aux larves, aux soldats et à la reine
- Nettoyer et toiletter les oeufs, les larves et les adultes
- Aller chercher de la nourriture à l’extérieur
- Creuser des galeries et gérer la cité
- Organiser les espaces

-Les soldats
Ils sont plus massifs que les ouvrières, et possèdent souvent de grosses mandibules. Comme les ouvrières, ils ne possèdent pas d'ailes. Ce sont des femelles dont les organes génitaux sont atrophiés. Cependant certaines espèces de fourmis, comme les Crematogaster n'ont pas de soldat dans la cité.
Leur rôle est de défendre la cité, et de transporter des charges lourdes. Mais certains, comme chez les fourmis "Grand Galop" Camponotus maculatus, participent aux soins des larves, et donnent à manger aux fourmis qui le demandent. Chez cette espèce, qui est la plus grosse fourmi vivant à La Réunion, on peut distinguer des formes intermédiaires entre la petite ouvrière grêle et le puissant soldat.



-Les sexués
Ils sont facilement reconnaissables par leur plus grande taille, par la présence de deux paires d’ailes membraneuses sur le thorax et par 3 ocelles disposé en triangle sur le dessus de la tête. Les femelles sont plus grosses que les mâles. Ce sont les futurs rois et reines qui iront fonder de nouvelles colonies.



-Le couvain
Il est constitué par les oeufs, les larves et les nymphes. Au bout de quelques jours les oeufs donnent naissance à des larves qui, bien nourries par les ouvrières pendant 15 jours à 3 semaines, se transforment en nymphes. Pendant la nymphose, la larve ne se nourrit plus. Son corps tout entier subit de profondes mutations internes et externes, qui vont faire d'elle, petit à petit, une fourmi.



Il lui pousse des pattes et des antennes, et de petits yeux noirs apparaissent. Au moment de la nymphose, les larves de certaines espèces, comme la fourmi “Grand Galop” Camponotus maculatus, tissent un cocon protecteur, dans lequel elles se transforment en nymphes. Les fourmis Solenopsis geminata, Monomorium pharaonis et Pheidole megacephala, ne tissent pas de cocon, ce qui permet de suivre facilement le développement de la nymphe, jusqu’à sa transformation en fourmi adulte.

Détermination des castes
Elle se fait par les sécrétions hormonales de la reine et des autres habitants de la cité.
Ces substances, qui sont ingérées au moment du toilettage collectif, sont redistribuées à l'ensemble de la colonie et au couvain, lors de la régurgitation alimentaire. Elles influent donc sur le devenir des larves en favorisant ou en restreignant le développement des organes génitaux .

Gestion des espaces
La plupart des espèces vivent dans le sol ou dans un tronc d’arbre, où l’obscurité est totale. Pour se repérer très exactement, elles imprègnent les parois des cellules et des galeries d'odeurs différentes. Ces odeurs proviennent de glandes spéciales disséminées sur le corps de la fourmi et plus particulièrement sur l’abdomen (glandes de Dufour).
A chaque odeur correspond un message particulier qui indique à la fourmi où elle se trouve et qui elle rencontre. Ce sont les antennes qui détectent ces odeurs et qui dans l'obscurité des galeries prennent le relais des yeux devenus inutiles.
On peut donc vraiment parler de gestion olfactive de l'environnement.



Repères olfactifs
De même, quand elles partent en quête de nourriture, elles sont reliées constamment à la cité souterraine par un cordon olfactif qu’elles tracent sur le sol au fur et à mesure qu'elles explorent le terrain. Ces odeurs, appelées phéromones de trace, leur permettent de retrouver facilement la fourmilière et la nourriture à emporter grâce aux antennes qui les détectent. Ceci explique pourquoi on les voit souvent marcher l'une derrière l'autre et dans les deux sens.



Marquage du territoire
Les fourmis ont besoin de vastes espaces de chasse et de cueillette situés autour de la colonie afin d'assurer l'approvisionnement en nourriture. Des marqueurs olfactifs sont disposés sur l'ensemble du territoire, indiquant les frontières et les "no man's land".
Dans cet espace sont prévus des zones faisant office de cimetières et de dépôtoires. Les ouvrières viennent y déposer les cadavres de fourmis et toutes les substances animales ou végétales qu'elles ne désirent pas conserver à l'intérieur de la cité.
Dans les guerres incessantes qu'elles se livrent entre espèces différentes, le marquage du territoire est très important. Il permet de définir des stratégies d'attaques et de diversions. Près des "no man's land", on observe souvent les cadavres mutilés des ennemis.



Moyens de défense
Les fourmis, comme l'ensemble des Hyménoptères, ont inventé des moyens de défense et d'attaque très sophistiqués.
-Moyens mécaniques
Ce sont les mandibules des soldats qui sont souvent très développées. Elles peuvent couper, découper, arracher ou fixer solidement les ennemis au sol pour être dévorés.
-Moyens chimiques
Par projection et vaporisation d'acide formique sur les envahisseurs, et par injection de venin chez les fourmis munies d'un aiguillon au bout de l'abdomen. C'est surtout de l'acide formique concentré, qui occasionne des brûlures très vives chez les humains, et qui est mortel ches les Arthropodes. A La Réunion on redoute ce genre de fourmi qui est abondant sur la côte Est, tout particulièrement dans les champs de canne à sucre et dans les jardins créoles (Solenopsis geminata).
-La loi du plus grand nombre
Ce n'est pas forcément la taille ou les attributs physiques qui permettent la victoire, c'est souvent le nombre d'attaquants. C'est particulièrement vrai pour les fourmis Pheidole megacephala qui ne sont pas munies d'aiguillons et ne vaporisent pas d'acide formique. Pourtant elles tiennent tête aux terribles fourmis rouges Solenopsis geminata, si agressives. Leur victoire est le fait d'un nombre considérable d'ouvrières et de soldats qui viennent combattre leurs ennemis.
-Remarque
Il faut noter que les fourmis ne sont jamais agressives entre elles. C'est uniquement la présence de fourmis étrangères et de dangers immédiats qui déclenchent en elles des attitudes agressives et dévastatrices comme on peut les observer quotiennement chez les humains.

Reconnaissance coloniale
Chaque espèce de fourmi a une odeur typique. Cette odeur est donnée par la reine à l’ensemble de la cité. En se “sentant” par les antennes, les fourmis reconnaissent leur appartenance à la même colonie ou détectent la présence d'une fourmi étrangère si ce n'est pas le cas. C’est alors l’alerte générale.



Reconnaissance individuelle
De même, par les antennes, les habitants de la cité s’identifient entre eux : l’odeur d’un soldat n’est pas celle d’une ouvrière, de la reine, d’une larve, d’un oeuf ou d’une nymphe.
C'est la raison pour laquelle, les fourmis qui se rencontrent semblent "s'embrasser", alors qu'elle ne font que se présenter leur "carte d'identité olfactive".

Le langage
Tous les êtres vivants qui vivent en société ont besoin d'un langage de communication. C'est aussi le cas des fourmis qui ont plusieurs façons pour communiquer entre elles :
-Par messages d'attitudes
C'est un langage usité en extérieur, à la lumière du jour, pour exprimer l'agressivité, la supériorité, le danger. La fourmi grimpe sur un monticule, se dresse sur ses pattes, et présente des signes d'agitation et de nervosité.



-Par messages sonores
Saisie de tremblements rapides et de saccades, elle frappe le sol de sa tête. Certaines espèces émettent des stridulations. Ces messages sont essentiellement émis en cas de danger.
-Par messages chimiques
Les fourmis se servent surtout du langage olfactif antennal pour communiquer et informer, car c'est le langage le plus élaboré. Leurs antennes produisent et détectent des messages chimiques correspondant à des situations fondamentales (avertissement d’un danger, découverte de nourriture, désir de se faire nourrir ou de se faire nettoyer, départ pour un combat ou abandon du nid, etc.).
Certaines espèces ont un langage très élaboré, comme les fourmis tisserandes d'Afrique, avec une sorte de "syntaxe" graduelle des messages chimiques. On considère qu'elles sont capables d'exprimer plus d'une cinquantaine de messages.



L'alimentation
Les fourmis ont des régimes alimentaires très variés. La plupart sont omnivores, c'est à dire qu'elles mangent aussi bien des végétaux que des protéines animales, mais bon nombre sont granivores, nectarivores, carnassières ou strictement végétariennes. Dans l'ensemble ce sont de terribles prédatrices des insectes et des Arthropodes.



L'alimentation collective
L’estomac des fourmis comprend deux parties dont un jabot, ou estomac collectif qui sert à nourrir l’ensemble de la colonie par régurgitation du contenu stomacal (trophallaxie). Cette nourriture prédigérée est régurgitée dans la bouche des larves ou des adultes qui la demande. Elle contient le résultat du toilettage incessant qu’elles se prodiguent et qui véhicule les hormones qui déterminent les castes.



Elevage de pucerons
De nombreuses espèces de fourmis ont développé l'élevage d'autres insectes pour leurs besoins personnels. C'est ainsi que les Pheidole megacephala comme bien d'autres espèces, ont mis au point l'élevage de pucerons.

- Les pucerons sont des Hémiptères, dont la bouche est transformée en un stylet piqueur qu'ils enfoncent dans la plante pour se nourrir de sa sève.


- Les fourmis, très friandes des exudats qu'ils rejettent par l'anus, les rassemblent sur leurs plantes hôtes et les protègent contre les coccinelles qui veulent les dévorer.


- C'est pour ces raisons que l'on peut souvent observer sur certaines plantes des pucerons et des fourmis qui vivent ensemble, en très bonne compagnie.


Elevage de champignons
Dans les zones tropicales du nouveau monde (Amérique du Sud), certaines espèces de fourmis cultivent des champignons pour leur consommation personnelle. Ce sont des fourmis champignonistes.

Elles découpent les feuilles des arbres en minuscules vignettes qu'elles ramènent à la fourmilière, pour constituer un compost sur lequel elles font pousser de minuscules champignons qui serviront à leur alimentation. Très à la mode actuellement dans les insectariums européens, parce que spectaculaires, ces fourmis sont de grandes défoliatrices. Elles occasionnent des dégats importants aux arbres et sont considérées comme des ravageuses.



Fourmis "réservoirs"
Dans les zones désertiques d'Australie et d'Amérique du sud, afin de résister aux très longues périodes de sécheresse, des fourmis ont développé une manière très originale pour conserver et stocker leurs liquides nutritifs.

Certaines de leurs compagnes se gavent de nourriture quand elle est disponible et, l'estomac hypertrophié, elles s'accrochent au plafond des cellules de stockage des aliments. Par régurgitation elles redonnent à chacune, selon ses besoins, les précieux liquides nuritifs qu'elles ont emmagasiné dans leur jabot.



Plantes myrmécophiles
Des plantes tropicales d'Afrique et d'Amérique latine, ont développé dans leurs tiges et dans leurs racines des excroissances importantes qui permettent à certaines espèces de fourmis de venir y faire leurs nids. Cette adaptation s'appelle une "coévolution" entre deux êtres vivants qui ont besoin l'un de l'autre pour vivre et se développer.

Si la plante assure le logement, les fourmis la débarrassent de tous les insectes qui veulent dévorer ses feuilles.


Ces plantes n'existent pas naturellement à La Réunion. On peut cependant les découvrir au Conservatoire Botanique de Mascarin de St Leu, où elles sont en présentation.

Fondation d’une nouvelle colonie
Au printemps et en début d'été, après une chaude journée, on peut voir des fourmis ailées sortir en grand nombre du sol. Ce sont des sexués mâles et femelles qui quittent la fourmilière pour s'accoupler pendant le vol nuptial. Les femelles, souvent fécondées par plusieurs mâles, s'abattent ensuite sur le sol, brisent leurs ailes et cherchent à s'enterrer le plus vite possible pour échapper à leurs nombreux ennemis. Les mâles, quant à eux, meurent au bout de quelques heures.





La femelle ainsi fécondée, creuse une cellule étanche à toute intrusion, dans laquelle elle va pondre ses premiers oeufs. C'est une période très dure pour elle, car elle est seule, sans nourriture et sans aucune aide. Beaucoup de reines meurent à cette étape de leur vie. Les plus robustes survivent en consommant leurs graisses internes et en mangeant une partie des oeufs.



Au bout de quelques jours les oeufs donnent des larves. La reine les nourrit en régurgitant de la nourriture prédigérée qu'elle a dans son estomac. Léchées et stimulées par la reine, les nymphes arrivées à leur stade final, s'éveillent, bougent les pattes et se mettent à marcher. Au bout de quelques jours, ces jeunes fourmis, qui sont toutes des ouvrières, vont commencer à aider la reine dans ses tâches domestiques. Petit à petit, la reine se consacrera essentiellement à la ponte. La petite cité s'ouvre sur le monde extérieur avec l'apparition des premiers soldats.
Selon les espèces, les reines vivent 5 ans, 10 ans, voir plus. Quant aux soldats et aux ouvriers, leur vie est nettement plus courtes, quelques mois, voir une année.




Rôle des fourmis dans la nature
Leur rôle est très important dans la nature, car elles participent à des fonctions essentielles pour la vie des écosystèmes.
-Pollinisation
Avides de nectar, de graines et de pollen, elles participent à la fécondation des fleurs qui donneront fruits et légumes. A La Réunion, elles aident à la fécondation des orchidées sauvages.
-Aération du sol
En creusant des galeries, avec les vers de terre, elles participent à l'aération du sol.
-Rôle de fossoyeur
Les espèces carnassières et omnivores, contribuent à la disparition des petits cadavres d'animaux et à leur enfouissement.
-Limitation des populations d'Arthropodes
Dans les écosystèmes, avec les guêpes, elles contribuent largement à la limitation des populations de chenilles défoliatrices qui s'attaquent aux plantes ayant un intérêt agronomique pour l'homme.
Bien que leurs actions positives soient totalement méconnues par les humains, elles n'en demeurent pas moins des aides précieuses pour les agriculteurs.


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MessageSujet: LES FOURMIES   Jeu 25 Mar - 13:54

LES FOURMIES



Généralités:

Les fourmis sont des insectes invertébrés, donc sans squelette. Elles sont sociales et vivent en colonies. Il existe plus de 12000 espèces de fourmis sur la terre, dont seulement 8000 espèces répertoriées et classées. Il n' existe pas un km carré de terre ferme sans fourmi! Elles ont pu s' adapter à tous les prédateurs et conditions climatiques. Sur la terre, les fourmis vivent depuis plus longtemps que l' homme. Elles sont sur terre depuis l' époque des dinosaures!

. Le corps:

Leur corps est composé de la tête, le thorax et l' abdomen:
La tête: elle comporte deux mandibules pour pincer, mordre, couper, percer, mais qui ne servent pas pour manger. Pour manger, la fourmi utilise ses mâchoires et sa lèvre inférieure qui constituent un appareil suceur et lécheur.
La fourmi a également deux yeux composés et deux antennes. Les yeux, au nombre de 2, sont composés et formés d'une multitude de facettes. Les reines et les mâles ont 3 petits yeux (ou ocelles) en triangle sur le front. Les antennes abritent plusieurs organes des sens : le toucher, l' odorat et le goût. Elles permettent à la fourmi de suivre les pistes olfactives (odeurs). Chaque fourmi qui part seule à la recherche de nourriture laisse sur le terrain des repères olfactifs qui permettront aux autres fourmis de la colonie de suivre la bonne piste.

Le thorax: trois paires de pattes y sont fixées. Elles servent pour marcher mais aussi pour la toilette grâce à une double brosse et deux paires d' ailes chez les mâles et les femelles (reines). Elles disparaissent après le vol nuptial. Il est à remarquer que les ouvrières n' ont pas d' ailes. Dans le thorax, on trouve également les glandes salivaires.

L' abdomen: il comprend le jabot, l' estomac, l' intestin, les conduits respiratoires, le rectum et à l'extrémité un aiguillon et une glande à venin. Chez les reines et les mâles, l' abdomen renferme également l' appareil reproducteur. Il est à noter que chez la fourmi, le jabot (jabot social) est particulier: il garde en réserve de la nourriture qui peut être régurgitée et transmises aux autres fourmis.

Autour de ces organes on trouve la carapace. Elle est composée d' une substance résistante et imperméable, la chitine. Elle renferme différents pigments bruns, rouges ou noirs qui confèrent à l'animal sa couleur.


Habitat:

La fourmilière est constituée d' un dédale de galeries et de chambres souterraines surmontées d'un dôme. La fourmilière protège et réchauffe la couvée en accumulant la chaleur du soleil ainsi que l' humidité. Elle est formée de plusieurs étages ayant chacun sa destination propre: magasins, greniers, chambres communes, pouponnières pour le oeufs, larves et nymphes.
Certaines fourmis creusent des galeries dans les arbres. D' autres cousent plusieurs feuilles entre elles avec le fil produit par les larves en filant leur cocon. L'importance des fourmilières est très variable. Chez certaines espèces, les colonies ne renferment guère plus de 20 individus. Chez d'autres, en revanche, les colonies sont gigantesques. Celles des fourmis magnans comptent jusqu'à 20 millions d'individus. On connaît par ailleurs dans le Jura suisse une colonie de fourmis rousses formée de plus 100 millions d'individus occupant 70 ha.


Nourriture:


La plupart des fourmis sont omnivores. Leur régime est varié et s' adaptent facilement aux ressources du milieu. Quand une fourmi trouve un insecte, elle le tue en l' empoisonnant avec son acide formique puis elle l'emporte dans la fourmilière pour le partager.
Les fourmis sont friandes du sucré, de nectar, baies, graines, pollen.
Leur œsophage de termine par un sac, le jabot, où s'accumulent les aliments qui pourront être régurgités dans la bouche d' autres individus de la colonie. La fourmi ouvrière prélève suffisamment de nourriture pour elle ainsi qu' un surplus destiné à ses compagnes restées à la fourmilière. C' est en pratiquant le bouche à bouche (trophallaxie) que les fourmis chargées de nourriture nourrissent leurs compagnes et les larves. Cet acte permet aussi d' échanger des stimulations chimiques, génératrices de complaisance sociale. Lors de l' alimentation, les larves, dégagent une sécrétion à la surface de leur corps que les larves lèchent avec avidité.

Une seule fourmilière de fourmis rousses détruit chaque jour plus de 8 000 chenilles, 3 600 nymphes et 3 300 papillons adultes. Comme la plupart des insectes tués par les fourmis sont nuisibles aux forêts, les fourmis rousses sont protégées dans divers pays d' Europe. On les a même introduites dans des forêts où elles n'existaient pas, dans le cadre de la lutte biologique contre les insectes ravageurs.



L' organisation de la vie des fourmis s' articule autour de 3 castes: les reines, les fourmis ailées et les ouvrières, elles mêmes subdivisées en plusieurs sous-castes.

Les reines: sont les femelles fécondées. Elle sont beaucoup plus grosses que les autres fourmis dont elle sont les mères. Le but unique dans leur vie est la ponte, elles ne sortiront jamais du nid ou que très rarement. Elles se font nourrir, soigner, "chouchouter" par leurs disciples, les ouvrières. Il peut y avoir plusieurs reines par nid. Dans ce cas on pourra parler de polygynie.

Les fourmis ailées: il s' agit des mâles. Leur présence dans la colonie est de courte durée. Leur seul rôle est de féconder les futures reines. Elles meurent peu après l' accouplement.

Les ouvrières: elles construisent la fourmilière, chassent, trouvent la nourriture et soignent les larves. Chez certaines espèces, elles comprennent des soldats qui armés de fortes mandibules qui défendent la colonie. En général les ouvrières ne sont pas sexuées et ne se reproduisent pas. La division du travail se fait entre les ouvrières du service extérieur, les plus âgées. On les reconnait grâce à la chitine rayée, abîmée par leur travail. Elles rapportent la nourriture et protègent le nid. Celles du service intérieur sont les plus jeunes. Généralement, elles sont reconnaissables par leur chitine plus claire. Elles prennent soin de la reine, s’ occupent des larves et entretiennent le nid.

Les "fourmis rouges d' Europe" construisent leurs fourmilières avec les aiguilles des résineux. Certaines espèces de fourmis, telles les "fourmis magnans" sont très voraces: elles peuvent dépecer un buffle en quelques minutes. De leur côté, les "fourmis moissonneuses" constituent de véritables greniers souterrains en y entasssant des graines. Tandis que les "fourmis champignonnistes" font pousser dans la fourmilère des champignons sur des restes végétaux.

L' espoir de vie des fourmis est variable en raison des milieux. Mais une reine peut vivre jusqu' à 15 ans.


La reproduction:

Les insectes ailés de tous les nids apparaissent en même temps : ce sont les fourmis volantes. Elles sont poursuivies sans pitié par les oiseaux. Seules quelques femelles échapperont et créeront une nouvelle colonie. Les fourmis sexuées (mâles et femelles) s'accouplent au cours du vol nuptial au printemps ou en été. Les mâles meurent quelques jours après ce vol. Certaines femelles, les reines, pénètreront dans un nid existant. Dans ce cas la fourmilière aura plusieurs reines.
La reine s'enfermera jusqu'au printemps en vivant sur ses réserves, en particulier les muscles de ses ailes disparues. Elle commencera alors à pondre, soignée par les ouvrières.
Les oeufs sont éloignés de la loge royale et éclosent dans un autre endroit du nid. De ces oeufs sortiront des larves qui, après une métamorphose sous forme de nymphe, se transformeront en fourmis adultes. Les larves sont nourries de miel et de larves d'insectes par les ouvrières.


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MessageSujet: LES MOUCHES   Jeu 25 Mar - 13:58

La mouche, 100 000 espèces dans le monde



Musca domestiqua

ordre; diptère
sous- ordre: brachycères ou cyclorhaphes
famille: muscidae




Insecte sombre aux corps trapu et court de 7 à 8 mm. Les yeux ont la caractéristique d’être rouge, proéminents et à facettes. Une seule paire d'ailes sert à la propulsion de l’animal, aidée par des balanciers, embryons d’ailes, indispensable à l’équilibre de l’insecte pendant son vol à caractère bourdonnant.

Elle a colonisé toutes les régions du monde où vit l’homme, dans son habitation. Elle ne reste pas enfermée toute la journée; le soir, elle va faire un tour au jardin; au compost, au fumier, vers la mare des canards...elle apprécie aussi les fleurs jaune.

Les réserves accumulées pendant le stade larvaire suffisent à maintenir l’ adulte en vie, mais qui a quand même besoin d’un apport en sucre, représenté sous des formes diverses: nectar, pollen, miellat, lait, liquide sucré, viande, fruit...

Pour se nourrir elle sort sa trompe, du type aspireur qui se replie au repos, et ses labelles sur la surface des aliments.

La mouche a un odorat très développé et peut détecter une très forte odeur à plusieurs kilomètres. La salive s’écoule et ses enzymes digèrent partiellement la nourriture.
Les substances liquides partiellement digérées, sont ensuite aspirées. Pendant qu’elle se nourrit, la mouche régurgite souvent une partie de son repas précédent et c’est surtout de cette manière qu’elle transmet des microbes pathogènes à nos aliments.

Mal aimé en partie à cause de cela, cet inconvénient et facile à résoudre et à fortement diminué en pays tempérés en respectant des règles d’hygiène élémentaires: suppression des taudis, aménagement du tout- à- l’égout, traitements des immondices, suivi sanitaires des troupeaux, incinération des dépôts d’ordure...

La reproduction a lieu en été, où les conditions sont les plus favorables; un bel été lui convient, mais trop de chaleur lui est fatale: au- delà de 30°C, elle devient stérile. Si certains diptères effectuent de savantes danses nuptiales, l’étreinte de la mouche est brève est brutale. Une seule femelle peut pondre jusqu’à 1000 oeufs, en plusieurs pontes de 150 œufs chacune. Dans les meilleures conditions elle peut s’accoupler 2 semaines après l’éclosion et pondre 4 jours après l’accouplement.
La femelle apprécie pour pondre les endroits chauds et humides; fumier, crottin, bouses, viandes, fromages, poubelles...Selon la chaleur et l’humidité, les œufs éclosent au bout de 8 à 24 heures et deviennent alors larves, dit aussi asticots, puis nymphes, pendant une brève période avant de se transformer en mouches proprement dite. L’adulte vit de 10 à 12 jours. On compte de 10 à 30 générations par an et théoriquement, une femelle peut espérer une descendance de quelques 4 trillions (10 puissance 18) d’individus!

La mouche est une familière de notre vie; elle est présente de mars à mi- novembre dans nos habitations sous différentes formes; larves, nymphes, imago...
Elle squatte les pièces de vie dont elle apprécie la fraîcheur et la pénombre l’été et le grenier pour hiverner l’hiver. Elle s’est adaptée au milieu humain. Très sophistiquée pour sa petite taille; elle possède un cerveau, un système nerveux, des muscles, un appareil digestif, elle est irriguée de sang et elle respire!
Sa paire d’ailes est actionnée par de puissants muscles qui les activent à 300 battements par seconde, ce qui permet à la mouche de dépasser la vitesse de 7 kilomètres à l’heure et de se déplacer d’une dizaine de kilomètres en 24 heures.

La mouche n’est pas un insecte social; les nuages que l’on peut apercevoir résultent d’une éclosion massive.

Il existe une infinie variété de diptère que l’on nomme " mouches ", certains sont nuisibles pour les cultures, surtout les larves, pour les animaux qu’ils attaquent et parasitent, dégoûtent par leur aspect répugnant, et sont vecteurs de maladie...
Mais la plupart sont utiles: pour la pollinisation, la transformation des déchets organiques en humus, elles font disparaître charognes et ordures, certaines combattent des insectes nuisibles, interviennent dans le processus de vinification...
Sans parler de leur rôle- clé dans la chaîne biologique; sans mouches, pas d’oiseau, ni de poissons qui sont friands d’insectes.

Les pêcheurs l’ont d’ailleurs bien compris; à quand remonte la pêche à l’asticot? Et depuis que Julia Bernères inventa les premières mouches artificielles, cette passion fait fureur.



mouche artificielle montée sur un hameçon (qui lui même est pris dans une pince)

On peut aussi utiliser des mouches vivantes comme appât.

De nombreux moyens sont mis en œuvre pour combattre les mouches qui énervent plus qu’elles ne nuisent car comme cela est dit plus haut, une hygiène rigoureuse est la prévention de toute infection.

Des aérosols " spécial mouche " à base de pyréthrinoïde renforcée au DDVP sont à proscrire car les mouches, en raison de la rapidité de leur cycle de reproduction, développe aisément des souches qui résistent aux aérosols.

Il existe également des pièges à mouches qui diffusent en permanence une hormone sexuelle qui attirent les mouches. Au contact du granulé; les mouches meurent immédiatement.
Il suffit d’une boîte pour 10 m² pendant un mois. L’inconvénient étant bien sûr la toxicité des pastilles qu’il convient d’éloigner des personnes à risques.
Les meilleurs méthodes, plus naturelles mais pas des plus réjouissantes, restent encore le papier tue-mouches et la tapette.

Que nous le voulions ou non, la mouche restera une familière de l’homme, jusqu’à s’incruster dans notre mémoire collective; l’attestent,
-les proverbes:

-les expressions:
il ne ferait pas de mal à une mouche =personne pas méchante
enc..... de mouches =minutie excessive
mourir, tomber comme des mouches =en grand nombre
être, faire la mouche du coche =s’agiter beaucoup sans rendre de réels services
prendre la mouche =s’emporter, être en colère
Quelle mouche le pique?= Qu’est-ce qui lui prend?
Fine mouche =personne habile.

-Les conséquences climatologiques:
Quand il fera orage ou pluie, les mouches piquent forts.
Néanmoins, ce ne sont pas les mouches domestiques qui piquent, mais plutôt celles des étables qui sont actives quand la température s’élève, ce qui est souvent le cas avant un orage. Leur trompe nous transperce la peau pour aspirer notre sang ou notre liquide dermique qui leur sert de nourriture.











Insecte d’hier
La mouche des estives
En plein progression en Europe occidentale à la fin des années 80, la mouche des estives s’attaque à la région vulvaire des brebis, et autres zones humides; yeux, nez, prépuce, macération de la laine, plaies. Elle a provoqué la mort de milliers de moutons dans les Pyrénées et les Alpes méridionales. Cette larve s’attaque parfois à l’homme. Les asticots logés dans l’oreille traversent les tympans et entraîne une surdité, il atteignent parfois les yeux. Les myases provoquées par ces larves sont si douloureuses que certains malades infestés en perde la raison.


Insecte d’aujourd’hui
La mouche et le policier
Les larves et les adultes d’insectes créophage ou nécrophage donnent de précieuses indications pour dater un décès. Elles attaquent les cadavres par escouades, les premières arrivant 5 minutes après le décès. Par " escouades " on entend par là que les espèces s’y succèdent selon un ordre bien déterminé, exploité en entomologie policière.

La mouche et le médecin
Certaines larves de diptère (lucilia sericata, et notre mouche domestique), s’attaquent aux tissus nécrosés des plaies .Cette thérapie a été appliquée dès le 16ème siècle et jusqu’à l’arrivée des antibiotiques dans les années 40. Aujourd’hui en Californie, des chercheurs de l’International School of Survival et des praticiens attachés à l’Université de Californie (Irvine) se consacre à cette " maggot therapy ". Des médecins l’utilisent en service hospitalier, avec succès à titre expérimental, depuis 1989, particulièrement sur des malades diabétiques. Cette thérapie est indiquée en cas d’échecs de traitement antibiotiques ou d’impossibilité de recourir à la chirurgie, particulièrement pour les mastoïdiens, les brûlures, les plaies infestées, les ulcères et certaines tumeurs ou l’ostéomyélite. Bien entendu les asticots utilisés sont des souche stérilisée et ne s ’attaquent qu’aux tissus nécrosés...

La mouche et la gastronomie
Les Indiens d’Amériques centrales raffolent des gâteaux d’éphydrides, alors qu’en Afrique orientale on adore les chironomides. Cette consommmation est un apport non négligeable pour les population, en particulier pour les enfants qui prennent ces asticots pour des friandises.

La mouche drosophile
La drosophile transporte les produits qui permettent le fermentation du vin et son cycle de reproduction très rapide a permis de mieux comprendre le fonctionnement des cellules du corps humain.

La mouche et la vache
La sarcophaga carnaria vecteur de la maladie de la vache folle ?
Un article de Lancet de décembre 1999 rapporte une expérience de laboratoire où un hamster est contaminé par la tremblante (analogie de la vache folle chez la brebis) lors de l’ingestion d’asticots contaminés par la maladie.

La mouche et le biologiste
Pour mesurer le degré de pollution de l’eau en pesticide, on pense utiliser la drosophile (drosophila melanogaster) qui est très sensible à la pollution. Elle succombe dans un temps plus ou moins long selon le degré de pollution après contact avec de l’eau
souillée. Ce laps de temps pourrait déterminer le niveau de pollution.

La mouche et les fourmis
Pour éradiquer le fléau des fourmis de feu (solenopsis invicta) qui envahissent les Etats-Unis, on importe des mouches décapiteuses (psedacteon tricuspus) de l’Amérique du Sud. Ces mouches pondent dans la fourmi, l’asticot se développe dans sa tête, puis il secrète une substance qui fait chuter la tête de la fourmi.




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MessageSujet: LES BOURDONS   Jeu 25 Mar - 14:10

DES INSECTES AUXILIAIRES : LES "BOURDONS" (1)


Hyménoptères sociaux mellifères d'importance économique mondiale en région tempérée



Ce sont les reines qui fondent une colonie après hibernation; les nids peuvent être construits dans des terriers abandonnés de Campagnol, Mulot ou Musaraigne à une profondeur ne dépassant pas 75 cm (Bombus hortorum, lapidarius, lucorum, terrestris,...); d'autres reines font leur nid à la surface du sol dans des touffes d'herbe, sous la mousse ou sous des broussaillles (Bombus ruderatus, muscorum, pascuorum=agrorum, sylvarum...); en simplifiant, on aura donc des nids souterrains (type terrestris) et des nids de surface (type pascuorum) La détermination des espèces de "Bourdons" est difficle et aléatoire car il y a des variations géographiques et sexuelles (mâles différents des reines et ouvrières) avec des cas d'hybridation et le risque de confusion avec les "Bourdons coucou" ou Psythires"!; elle est basée essentiellement sur la couleur des derniers tergites, la présence ou l'abscence de bande(s) jaune(s) thoracique(s), le type de pilosité, la couleur des poils des corbicules...



Bombus Psithyrus
-Pilosité dense cachant les tergites -Pilosité clairsemée laissant apparaitre un peu la segmentation
-ailes généralement claires -ailes généralement plus sombres
-P3 avec corbicule bien développée -P3 dépourvue de corbicule
-mandibules tronquées transversalement -mandibules tronquées obliquement à l'apex
-Tête du mâle avec souvent des poils clairs sur la face -face du mâle sans pilosité claire
-P3 du mâle avec tibias moins velus sur la face externe
que sur les bords supérieur et inférieur -P3 du mâle avec tibias convexes velus sur la face externe


Les Bourdons ont une intense activité de butinage du lever du soleil au crépuscule donc plus longtemps que l'abeille et à des températures plus basses d'où leur importance au printemps (les conditions météo défavorables ont moins d'influence sur leurs activités de butinage que les autres pollinisateurs); ils sont donc plus efficaces sous climat frais et humide (comme en Bretagne) pour polliniser les arbres fruitiers et Légumineuses fourragères...
Ils ont d'autre part une "langue" plus longue que les Abeilles et munie à son extrémité d'un pinceau de longs poils ce qui leur permet de visiter des nectaires plus profonds ! (voir dessin page 14ter):



-Bombus terrestris : langue de 9 à 11 mm
-Bombus lapidarius : langue de 12 à 14 mm
-Bombus hortorum : langue de 19 à 21 mm
-Apis mellifica : langue de 6 mm




Première sortie en mars du volumineux et bruyant Bombus lapidarius - Tête de Bombus lapidarius montrant la longue langue terminée par un faisceau de poils


Complexe maxillo-labial du "Bourdon"




Les autres organes de récolte des Bourdons sont voisins de ceux de l'Abeille



Comparaison sociétés des Bourdons et des Abeilles Bourdons (Bombinae) Abeilles (Apinae)
-Cycle biologique annuel (pérenne sous climats tropicaux) -Cycle biologique pérenne
-Colonie fondée par une reine après hibernation -Colonie fondée par essaimage
-Colonie comprtant quelques dizaines à quelques centaines d'individus -Colonie comportant de 30000 à 50000 individus
-Larves élevées en groupe -Larves élevées dans des alvéoles séparées
-Larves nourries d'un mélange de miel-pollen -Larves nourries à un moment d'une nourriture spéciale
-Abscence de trophallaxie chez les adultes -Phénomènes de trophallaxie fréquents
-Division temporaire du tavail peu développée -Division du travail très développée





Comparaison Ailes antérieures de Bombus et Apis femelles
-PT=ptérostigma-CR=cellules radiales-CC=cellules cubitales
(le lobe jugal de l'aile postérieure est absent ou très réduit chez Bombus; il est au moins 2/3 aussi long que le lobe anal chez Apis)




Aile antérieure de Bombus femelle

Famille des Apidae (Apides)
sous-Famille des Apinae(Apines) ou "Abeilles au sens strict" sous-Famille des Bombinae(Bombines) ou "Bourdons"
-yeux velus -yeux glabres
-cellule radiale au moins 2 fois aussi longue
que sa distance de l'apex à
l'extrémité de l'aile - moins de 2 fois aussi longue
-tibias des P3 sans éperon apical -tibias des P3 avec 1 ou 2 éperons apicaux



Face externe des P3 de Bombus terrestris femelle adaptée à la récolte du pollen...

Comme les Abeilles, il y a des sexués (femelle fondatrice et mâles) et des stériles (ouvrières)
Mais à la différence des Abeilles, c'est la reine fondatrice qui commence l'édification du nid et son approvisionnement au début ! d'autre part, les colonies sont annuelles

Il y a donc hibernation des reines près du nid sur des pentes orientées au N-NO pour que le moindre soleil du printemps les sorte de leur torpeur; elles s'alimentent pendant 2 à 3 semaines puis recherchent un gite pour nidifier en volant au ras des friches, des haies, des talus...; la nidification se fait sous terre à l'extrémité d'une galerie de quelques cms (ancien nid de mulot.....etc) ou dans un tas de pierres ou trous de murs...
Les mâles sortent du nid plus tôt que les femelles et ne reviennent plus au nid .


Donc, dans nos pays tempérés, toute la colonie périt en hiver sauf les femelles fondatrices qui hivernent







Ne pas confondre les Bourdons avec les mâles de l'Abeille ou "Faux-bourdons"




Bombus terrestris ("cul blanc") sur Buddleia, 25 mm, commun




Bombus terrestris "endormi" un matin frais d'automne sur Hibiscus-On ne reconnait plus ce Bombus terrestris recouvert de pollen à l'intérieur de la fleur d'Hibiscus







Le "Bourdon des pierres" Bombus lapidarius ou "cul brun", commun, 12-16 mm, nid sous les pierres, vole jusqu'en octobre...


Entrée du nid de Bombus lapidarius dans une pelouse...


Oeufs (il faut 4 à 6 jours pour éclore)-Larves et adultes au nid




Développement initial du nid de Bourdon (Doc.INRA) :
-C.L:cellules larvaires (1ère couvée)
-C.O:cellules à oeufs (2ème couvée)
-P.M:pot à miel
-S:sillon d'incubation où se tient la reine









Les nids sont faits de mélange de terre,de résine et de cire
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